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Lhistoire des Maisons des Jeunes et de la Culture Dès sa création, lEtat lui apporte une aide efficace. Nous sommes à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le pays est encore divisé et garde en mémoire les blessures de loccupation. La priorité est donc de rebâtir, de recréer les liens sociaux et dinsuffler de nouvelles valeurs à ce pays en proie au désarroi, notamment la jeunesse. Cest la mission de la République des jeunes . La direction des mouvements de jeunesse et déducation populaire(2) déclare dans une circulaire du 13 novembre 1944 : Nous voudrions quaprès quelques années une maison décole au moins dans chaque ville ou village soit devenue une maison de la culture, une maison de la jeune France, un foyer de la nation, de quelque nom quon désire la nommer, où les hommes ne cesseront plus daller, sûrs dy trouver un cinéma, des spectacles, une bibliothèque, des journaux, des revues, des livres, de la joie et de la lumière .
La Fédération des maisons des jeunes Les fondements sont posés, il faut à présent bâtir. La première action de la République des jeunes sera la transformation des Maisons de Jeunes de Vichy. Si la volonté de rupture radicale avec la politique de Vichy est clairement affirmée, les acquis pédagogiques, les concepts dorganisation seront conservés avec un nouvel objectif visant à lorganisation de la liberté et à la participation des jeunes à la reconstruction de la république. En mars 1946 la République des jeunes devient la Fédération des maisons des jeunes. En janvier 1948 naîtra officiellement la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture (FFMJC). En 1969 une scission divise la FFMJC, c'est la naissance des fédérations régionales autonomes et la création d'une nouvelle structure nationale l'UNIREG(3) (UNIon des REGions). En 1991 une nouvelle crise traverse la FFMJC ; six fédérations régionales la quittent et créent lAREGES(4). En novembre 1995, au terme de trois années defforts et de travaux communs lUNIREG et lAREGES créent la Confédération des Maisons des Jeunes et de la Culture de France (CMJCF).
André Philip Né dans le Gard, à Pont-Saint-Esprit, le 28 juin 1902, il fait ses études secondaires au lycée de Marseille où il subira fortement linfluence de son professeur de philosophie, René Le Senne. En 1920, il sinstalle à Paris, afin de poursuivre ses études supérieures : sciences politiques, licence de philosophie à la Sorbonne et licence de droit. Il est docteur en droit en 1924 et agrégé en 1926 (économie politique). Universitaire, économiste, écrivain, remarquable orateur, éducateur, résistant dès 1940, ministre de De Gaulle, de Gouin, de Blum et de Ramadier, européen convaincu, ardent défenseur du tiers monde, expert international des problèmes du commerce international et du développement, toutes les activités et toutes les fonctions exercées par André Philip ont toujours été suscitées et guidées par un ensemble de valeurs acquises dès son adolescence. Son engagement, dans tous les domaines, a été entier et sans compromission. André Philip a présidé la FFMJC jusqu'en 1968.
(1) Benigno CACERES dans Histoire de lEducation Populaire (Seuil 1964) résume ce concept et lui donne la définition suivante : Léducation populaire, cest lensemble des moyens qui permettent de donner à tous les hommes linstruction et la formation nécessaires afin quils deviennent des citoyens aptes à participer activement à la vie du pays.
(2) En septembre 1944, une direction générale de l'Education physique et une direction des Mouvements de jeunesse et d'éducation populaire apparaissaient au sein du ministère de l'Education nationale. Le regroupement de ces deux directions intervint un peu plus tard pour donner naissance à une direction générale de la Jeunesse et des Sports.
3) LUNIREG, Union des Fédérations Régionales, associait 13 fédérations régionales en France métropolitaine et outre-mer soit un réseau de 461 associations de type MJC.
4) LAREGES, Association de Recherche, d'Etudes et de Gestion sociale du champ socioculturel et des MJC, regroupait 525 MJC dans 5 régions.
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